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Il était une fois un jeune expatrié Français en stage dans une banque à Genève qui désirait rentrer à Paris pour le week-end. Désirant garder son argent pour les bars et clubs de la capitale, il chercha un transport efficace et rapide un coût raisonnable.

Premier réflexe le train, les transports en commun se dit-il doivent probablement être une option optimale au niveau coût. 117 euros ? pour un aller simple en 2e classe ? Il pense avoir mal lu, mais étant donné le temps pris pour réussir à charger le site de la SNCF préfère ne pas chercher un trajet plus avantageux à un autre moment de la journée (avec raison, car c’était le meilleur prix du jour). Même en roulant seul en voiture, essence et péage compris, il s’en sortirait probablement mieux se dit-il, ce qui est quand même un comble, pour une société qui prétend tendre vers l’écologie.

Ah mais se dit-il, avec EasyJet l’avion est souvent désormais l’option la meilleure marché. Il se rend donc sur le site internet de la compagnie ; 90 euros pour un vol le samedi après-midi. En ayant réservé son billet un mois à l’avance il aurait pu obtenir un vol à 40 euros… Mais qui fait ce genre de prévisions?

Tant qu’à faire pourquoi pas un bus ? 19 euros, pas mal, mais 8h30 de trajet ? Arrivée à 23h, autant laisser tomber.

Et puis il se rappelle soudain d’un pote qui lui avait parlé de Blablacar. A tout hasard pourquoi pas jeter un œil. Jerôme L. Ambassadeur. 29 euros, départ à 9h le matin. Il n’en croît pas ses yeux, même le temps de rendre visite à la famille dans l’après-midi. Hop, le temps de s’inscrire, en 5 minutes l’affaire est réglée.

 

Vers la solution naturelle du covoiturage

 

Certains prétendent même avoir trouvé une place de covoiturage à 8 euros pour le même trajet. Légende ou non, la réalité est que bien avant Uber et Airbnb, Blablacar (anciennement covoiturage.fr) a révolutionné dès 2004 le domaine du partage, en partant d’un constat simple ;

Le taux d’occupation moyen d’une voiture en Europe est de 1.4 à 1.7 personnes (non pas que l’on transporte systématiquement un corps dans son coffre, cela signifie si l’on maîtrise les statistiques que plus d’une voiture sur 2 est utilisée par une seule personne). Cela laisse donc un potentiel de 2.3 à 3.3 personnes en moyenne qui pourraient remplir cette voiture et en partager les frais.

En face, de nombreux voyageurs ne possédant pas de voiture ou ne désirant pas prendre leur véhicule seul, et peu enclin à s’embêter avec le parking à l’arrivée.

Le principe simple d’une plate forme de covoiturage est de mettre en relation ces personnes, et d’optimiser ainsi les frais et les émissions de CO2 pour tous. Cela existait déjà dans les entreprises, Blablacar à rendu le service public ; voyagez avec des inconnus, choisissez l’horaire qui vous convient, faites des rencontres et des économies.

Un juste retour des choses ; pendant des années la société de consommation a poussé la société à acquérir des biens même pour une utilisation partielle, sa voiture rangée au garage, ses 5 places pour la sortie familiale hebdomadaire (sa perceuse rangée au fond d’un placard, mais ceci est un autre sujet). Autant d’espace et de temps d’utilisation exploitable, et dont on aurait tort de se priver maintenant que la technologie nous permet, moyennant 3 clics et parfois une commission, de mettre en relation l’offre et la demande.

 

Une licorne Française à la conquête du monde

 

Pour en revenir à Blablacar justement, longtemps restée gratuite, la plate forme prend depuis 2012 20% des revenus générés via la mise en place d’un système de paiement en ligne. Une manne financière qui permet à la société de s’exporter dans toute l’Europe, la Russie, de s’installer désormais en Amérique Latine avec d’avoir des visées à moyen terme sur l’Asie. Des alternatives gratuites existent en France, mais en 8 ans Blablacar a eu bien le temps de fidéliser son public avant son changement de politique.

Cette explosion des revenus permet en 2014 à Blablacar de rejoindre le club très fermé des « licornes » (start-up valorisées à plus d’un milliard de dollars) aux côtés de Vente-privee.com et Criteo, et d’attirer les investisseurs de tous horizons. La dernière levée de fonds en date étant de 200 millions de dollar, rien que ça…

Derrière Blablacar au départ, une vraie équipe de geeks puisque Frédéric Mazella (qui a également travaillé comme chercheur à la Nasa) et Francis Nappez sont tous deux ingénieurs informatiques, Nicolas Brusson étant lui ingénieur optique. Avec quand même quelques solides MBA par-dessus cela pour Mayella et Brusson, Francis Nappez étant lui déjà un vieux briscard du web ayant travaillé chez Free, Airweb et Meetic.

On retrouve là tous les éléments d’une success story façon Silicon Valley… A voir si les chiffres suivent également la même direction que des Facebook ou Uber… c’est tout le mal qu’on leur souhaite.

 

 

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Linkedin Frédéric Mazella:  https://fr.linkedin.com/in/fredericmazzella

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Linkedin Nicolas Brusson : https://www.linkedin.com/in/nicolasbrusson

Site entreprise :  http://www.blablacar.com

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