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Vous avez raté le bus ce matin qui devait vous permettre d’attraper le RER pour vous rendre au travail au centre de la capitale. Le prochain est dans une heure. Que faire ? Appeler le patron encore une fois et espérer que ça passe ? Se ruiner en taxi… Ou Uber…? Mais il est rare de trouver un chauffeur dans les environs.

Quand on pense que le trajet en voiture durerait juste 20 minutes et que la plupart des gens que vous observez seuls sur la route se rendent également au travail.

Mais tiens ça serait pas mal d’avoir une application de covoiturage qui permettrait de mettre en relation ces chauffeurs et les potentiels passager, mais avec une fonction de localisation en temps réel.

 

A mi chemin entre Blablacar et service VTC

 

« Service de covoiturage urbain instantané », ça me rappelle quelque chose me direz vous.

C’est en effet comme ceci que se définit le service UberPop, le service de « covoiturage » du géant outre atlantique, qui en réalité permet à des chauffeurs non professionnels de réaliser des courses rémunérées avec n’importe quel type de véhicule suffisamment récent. Ce service est interdit dans de nombreuses grandes villes d’Europe y compris Paris, les branches VTC UberX et Uber black seules y étant tolérées.

Mais alors, quel chemin prendre lorsque comme Citygoo l’on désire créer un vrai service de covoiturage axée sur les chemins courts et avec la possibilité technique pour chauffeurs et passagers de s’identifier en temps réel ? La technologie et le concept existent, et d’autres s’y sont déjà essayé. Comme toujours, le secret de la réussite se cache dans les détails.

Pour entrer sur un marché du transport coopératif déjà bien rempli, et tirer son épingle du jeu, le mot clé est différenciation.

 

Mais puisque je vous dis que c’est du covoiturage.

 

Tout d’abord, jouer la carte de la bonne foi ; à l’instar de Blablacar, les tarifs pratiqués ne peuvent dépasser une certaine limite et s’apparentent plus à une participation aux frais du conducteur. On évite ainsi la professionnalisation desdits chauffeurs, pour qui ces trajets ne seraient pas en soi rentables.

Le tarif avantageux permet également de cibler le marché, étudiants et jeunes actifs principalement ne voyant pas d’inconvénient à partager la voiture d’un inconnu en échange d’économies de temps et d’argent considérables.

Citygoo va encore plus loin, pour l’heure, en limitant le nombre de course par conducteur à 2 par jour. Un moyen de se mettre à l’abri vis-à-vis de la législation et éviter les ennuis frappant les entreprises de VTC, qui s’ils n’empêchent pas complètement l’activité, ajoutent de sérieuses complications et pressions financière qu’une entreprise qui débute à tout intérêt à éviter.

 

Viser les trajets banlieue-métropole et les zones mal desservies.

 

Un bon départ, mais Citygoo est loin d’être la seule à tenter de saisir le marché. Comment alors se démarquer au milieu de services similaires tels que Wayz-up, IDVroom, Ouihop, Mapool, Karos et autres start-up pullulant depuis deux ans sur le sol parisien ?

Ici Citygoo se concentre sur un secteur très peu desservi pour l’heure, que ce soit par les transports publiques,  les services VTC ou entreprises de car sharing ; la banlieue, et en particulier les voyageurs pendulaires entre le centre ville et la périphérie. Une manière également de dynamiser économiquement des quartiers souvent délaissés par les institutions officielles.

Une spécialisation judicieuse, mais non encore suffisante. Pour attirer les utilisateurs et devenir le service de référence en la matière, les entreprises de covoiturage urbain redoublent de créativité pour tenter de modifier les habitudes des voyageurs et créer des incitations sérieuses.

En 2016, Citygoo passe un partenariat avec Vinci autoroutes pour offrir un pass télépéage à ses utilisateurs, ainsi que divers offres de remboursement des frais de péage ou d’essence pour inciter de nouveaux membres à rejoindre la communauté. Un autre partenariat est passé avec Vianavigo, où Citygoo apparaît désormais dans les résultats de recherche d’itinéraire.

 

Une attitude proactive par une équipe expérimentée (Patrick Robinson Clough étant déjà un vieux routard du business digital),  qui permet à la jeune pousse d’atteindre les 100’000 utilisateurs après seulement une année d’existence, de lever 650’000 euros début 2016 et de racheter son concurrent Sharette, avec l’objectif de doubler le nombre d’utilisateurs d’ici à la fin de l’année.

 

 

Facebook : https://www.facebook.com/citygoo.fr/

Twitter: https://twitter.com/citygooo

Linkedin Patrick Robinson Clough:  https://www.linkedin.com/in/patrick-robinson-clough-148138

Linkedin Jean Marc Levy: https://www.linkedin.com/in/jeanmarclevy

Site entreprise: http://www.citygoo.fr/

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